De nouvelles recommandations pour faciliter la reprise du travail ?

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Une analyse des préconisations liées à la reprise du travail et de leurs retombées sur les chefs d‘entreprise par Jöerg Bakschas.

Après plusieurs mois, la pandémie de COVID -19 impacte toujours aussi fortement  nos vies professionnelles et personnelles. Si les peuples du monde aspirent encore à l’ancienne normalité, ils ne la retrouveront sans doute pas avant longtemps. Et alors que les entreprises espèrent un prompt redémarrage leur permettant de survivre à cette crise économique, on constate que l’état des lieux varie grandement d’un pays européen à l’autre, selon les conditions et les exigences des gouvernements.

Cependant l’obligation qu’ont les chefs d’entreprise de protéger leurs employés s’impose partout. Dans cette situation inédite, pour faciliter le retour au travail, ils sont en attente de recommandations qui donneraient un cadre légal à leurs décisions.

Recommandations versus directives

Une recommandation n’a pas force de loi et ne prend pas en compte les cas particuliers, tandis qu’une directive est officielle et obligatoire. Or, il est actuellement impossible de donner des directives de reprise puisque la recherche sur le Coronavirus et les mesures de protection afférentes ne cessent d’évoluer. De nouvelles études sont publiées presque chaque jour mais la plupart ne sont ni abouties ni suffisamment validées.

Par conséquent depuis le début de la pandémie, les grandes organisations telles que l’OMS ou l’Union Européenne et les instituts nationaux n’ont pu émettre que de « simples »  recommandations, normalement mises à jour au fur et à mesure de l’évolution des connaissances.

Les « Recommandations de l’U.E. pour un retour au travail sans risque » couvrent les domaines suivants :
  • Évaluation des risques et mesures appropriées
  • Implication des employés
  • Attention portée aux employés qui ont été malades
  • Planification et prévision pour l’avenir
  • Actualisation continue de l’information
  • Information par secteurs et professions
La mise à jour des Recommandations de l’U.E. datée du 3 juin 2020 concerne-t-elle également le travail de bureau ?

La presse a rapporté que les Recommandations de l’U.E. avaient été amendées le 3 juin dernier. Le Coronavirus SARS-CoV-2 a en effet été ajouté à la liste des agents biologiques pathogènes connus provoquant des maladies infectieuses. C’est donc la « Directive sur les Agents Biologiques » qui a été mise à jour.

Celle-ci régule les conditions d’hygiène et de sécurité des personnels exposés aux risques biologiques, et offre une protection supplémentaire à celles et ceux travaillant au contact du virus dans les hôpitaux, l’industrie et les laboratoires.

Pour les employés de bureau les « Recommandations » précédentes restent les mêmes, bien que de récentes découvertes fassent état d’une possible transmission du virus par voie aérienne, en particulier dans les espaces clos. Selon les recommandations officielles, le maintien d’une distance minimale entre les personnes est toujours d’une importance capitale. La mesure de cette distance est encore une fois déterminée différemment d’un pays à l’autre, elle varie généralement de 1,50 mètre à 2 mètres, et s’applique aussi aux espaces de travail.

Ce que tout employeur devrait faire à présent

La responsabilité finale d’une protection adéquate incombe donc à l’employeur. Or, les mesures de protection anti-infectieuses doivent être adaptées aux conditions de travail de chaque employé. Idéalement donc après un process d’évaluation des risques (tel que décrit par l’article 5 de la Loi allemande sur la Santé et la Sécurité) qui implique d’examiner les conditions de travail et les risques pour chaque employé de l’entreprise. Les informations ainsi obtenues sont ensuite utilisées pour mettre en œuvre les justes mesures d’organisation du travail à l’échelon individuel.

A défaut de pouvoir éviter toute forme de danger, chose impossible dans un environnement de travail normal, les Recommandations de l’U.E. stipulent que les employeurs devraient autoriser le télétravail « chaque fois que possible ». Et quand les employés doivent retourner sur leur lieu de travail, si les distances minimales de sécurité ne peuvent être assurées, de faire en sorte que l’occupation collective des espaces soit évitée le plus possible.

Mesures pratiques

Dans un premier temps, il s’agirait d’instaurer des mesures pratiques de protection telles que l’installation de cloisons et d’écrans, et de désinfection. Désinfection des mains bien sûr, et des poignées de porte, des interrupteurs et de toutes les surfaces par un personnel dédié.

Mesures organisationnelles

Dans un deuxième temps, il s’agit de prendre des mesures organisationnelles. Par exemple occuper l’espace par alternance afin de laisser certains bureaux vides. En fonction de chaque situation, des distances plus grandes peuvent aussi être créées en modifiant la disposition du mobilier. Ainsi les postes de travail être peuvent selon les lieux ré-agencés pour que les employés s’assoient dos à dos.

Mesures personnelles

Ces mesures sont celles qui incombent aux employés. Il s’agit avant tout de l’utilisation de masques de protection couvrant la bouche et le nez, qui font désormais partie de la vie quotidienne des occidentaux, et du port de combinaisons et autres équipements de protection. Le lavage des mains et leur désinfection fréquente devraient être devenus une évidence pour tous.

En règle générale, les mesures de protection devraient correspondre à ce qui se fait de mieux en matière de technologie, de médecine du travail, d’hygiène, ainsi qu’aux dernières avancées en matière d‘ergonomie. Par conséquent, les conditions de travail individuelles doivent toujours être prises en compte pour déterminer les mesures de protection les plus adaptées. Et compte tenu de la propagation accélérée de la pandémie de COVID-19, et des déclarations contradictoires des scientifiques, il est actuellement très difficile « d’établir des normes ». Une dernière recommandation serait enfin de nommer un comité chargé d’adapter quotidiennement les normes à l’entreprise.

De plus amples informations sur les recommandations de l’U.E. pour sécuriser la reprise du travail  sont disponibles ici .

Jöerg Bakschas est expert indépendant en aménagement d’espaces de travail, coach en design thinking et en accompagnement du changement. Il est membre de plusieurs comités européens chargés d’établir les normes et les standards des environnements de travail.

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